L'humanité. Qu'ils avaient été stupides ces gens, ces hommes, ces femmes et ces enfants. Oui, l'humanité disparaissait. Les températures grimpaient de jour en jour : 30° en Alaska, 40° à New York, 43° à Paris, 54° à Mexico !
Les catastrophes naturelles ne faisaient qu'accroître elles aussi. Tornades, Ouragans, Séismes, Raz de Marées, on dénombrait au moins trois cataclysmes par jour.
C'était horrible, mais ils ne recevaient que la monnaie de leur pièce après tout.
Tous les animaux avaient disparus depuis les deux derniers siècles, qui en été la cause ? Les arbres coupés, les forêts ravagées, les rivières polluées, les bois rasés, les étangs infectés, à cause de QUI?
Et la terre, souillée jusqu'a son coeur, ce n'était plus la planète bleue, c'était la planète grise. Grise comme la pollution, grise comme le terne, gris comme la déchéance.
Triste ? Après tout, on a que ce que l'on mérite... Les humains avaient semé la destruction, ils allaient récolter l'Apocalypse.
Les villes furent donc ravagées par les catastrophes naturelles, des milliers d'humains mouraient chaque jour. Certains s'enfermaient dans leurs congélateurs pour échapper à la chaleur. D'autres s'enfermaient dans leurs caves, et mouraient, qui pouvait échapper à ça ? Des odeurs pestilentielles émanaient des maisons.
Les milliers se transformèrent bientôt en millions... puis en milliards
Vous voulez m'aider à compter ?
Six milliards, cinq milliards, quatre milliards, trois milliards, deux milliards, un milliard. BOUM, plus personne.
La nature avait repris son droit. Terre et océan, voilà ce qui restait, toute trace humaine avait disparus, les animaux et les plantes, recommençaient à se reproduire et a repeupler la planète.
Tous les humains ? Non. Deux enfants couraient entre les arbres, jouant, rigolant avec insouciance, comme si ils n'étaient pas conscient de ce qui se passait autour d'eux. Ils étaient tous les deux nus car, avec la chaleur, la survie avait écrasé la pudeur, et toute la population avait pris l'habitude de marcher nus, de conduire nus, bref, de tous faire nus.
Le garçon avait une cicatrice aux côtes, une opération sans grande importance, il ne devait pas dépasser les 10 ans. La petite fille quant à elles, avait fêté son 9ème anniversaire il y a trois mois.
Soudain, arrêtant leurs jeux, ils s'arrêtèrent devant un arbre. Un simple arbre ? Non. Un pommier.
Ses fruits semblaient délicieux, plus que délicieux, ils luisaient, et étaient d'un rouge si profond, si beau, vous auriez fait n'importe quoi pour avoir ne serais-ce qu'une bouché de ces fruits.
L'un d'eux tomba devant les deux enfants. Ils restèrent interdit pendant quelques instants devant cette pomme, puis la petite fille se retourna vers son ami et lui dit, avec toute innocence :
-Cap ou pas cap de croquer la pomme ?
Note.auteur: Cette histoire attend une suite pour celui/celle qui veut :).