Axelle par Alexandre

Axelle par Alexandre
Axelle restait là couchée sur un lit ou elle était nue, seul un fin drap recouvrait ses jambes. Elle était fatiguée, impatiente, mais heureuse. Son sourire illuminait son corps, qui était presque parfait. Ses seins sont devenus depuis quelques mois d'une rondeur parfaite. Son ventre semblait un peu rond mais avec tous se qui lui arrivait cela semblait normal. Ses pieds et ses jambes elle ne pouvait pas les voir mais elle savait qu'elle avait les plus belles jambes de la fac de lettres, où elle s'était inscrite quelques années auparavant. Elle attendait ce moment depuis ses 16 ans. Axelle regarda autour d'elle, personne, uniquement des appareils sophistiqués auxquels elle ne comprenait rien. La chambre blanche était inquiétante mais c'était là qu'elle avait vécu le meilleur moment de sa vie. Elle avait souffert pour venir ici, pour faire ce que toute être humains rêve de faire un jour. La petite télévision s'alluma sur un match de football américain. Axelle était folle de ce football, elle trouvait l'autre sans importance, « jouer avec des pieds, quelle intérêt » disait elle tous le temps.
Mais les circonstances faisaient quelle ne pouvait pas bien suivre le match. Entre les émotions, l'attente et la fatigue elle ne savait plus quoi faire. L'infirmière lui apporta le bébé. C'était un garçon, il était beau comme sont père mais un petit peu rondouillard. Elle l'imagina à l'age de 7ans, il lui demandera de jouer avec lui à action man. Axelle devra tenir Barbie pendant que son fils tiendra son nouvel action man qui donnera de méchants coups de pieds à « la jolie princesse ». Pendant ce petit rêve son petit ami rentra avec une barquette de fraises. Axelle lui dit d'un air amusé « désolé mon petit mais c'est trop tard ». D'un air un peu plus sérieux son copain lui répondit « toi aussi c'est trop tard ». Puis il sortit de la pièce et embrassa la jolie brune qui l'attendait dans le couloir.

# Posté le mercredi 11 avril 2007 09:56

Nicolas, par Margaux

Nicolas, par Margaux
Nicolas a été gaté par la vie. Il est beau, drôle et brillant d'un point de vue scolaire, il a des amis sur qui il peut compter, et tous l'envie tant sa famille est organisée et sans problèmes.
Il est souriant et chacun est séduit par son enthousiasme et sa facon de croquer la vie à pleines dents. Il ne sait pourtant plus comment aborder la vie, la vraie, en arrétant de faire semblant. Ses amis ont de vrai problèmes, reconnus, tout le monde est triste pour eux et il se sent un peu rejeté quand il parle de sa situation que personne ne prend au sérieux. En effet, chaque matin Nicolas enfile son costume de bon-jeune-garçon-bien-élevé-drôle-et-sérieux avant de partir. Et en rentrant, il tente de rester ce Nicolas courageux et drôle que tout le monde aime. Il dépose son sac dans l'entrée, tout les soirs, prend une grande inspiration et se dirige vers la cuisine. Sa mère se tient, là, fidèle au poste, n'attendant que lui. Elle ne lève pas les yeux même si elle sait qu'il est présent. Il ose la saluer d'un "bonsoir" qui se veut sur de lui mais craint la reproche omniprésente dans la bouche de sa mère. A son habitude, elle ne répond pas mais pousse un franc soupir qui veut tout dire. Alors Nicolas prend son courage à deux mains, et engage la conversation. Il à le malheur de lui demander si elle a passé une bonne journée. Ca y est. Elle commence en disant qu'elle s'est levée à 6h00 et il n'ose pas répondre que lui aussi, elle lui dit ensuite que sa journée fut épuisante et qu'en rentrant elle a trouvé la maison dans un état épouvantable, et que c'est bien évidemment sa faute. Elle réussi presque à le faire culpabiliser alors Nicolas demande si il peut faire quelque chose. Comme chaque soir elle répond qu'il ferait bien de commencer par arréter de manger continuellement, de grandir un peu, d'arréter de s'habiller comme un sac et d'être un peu gentil. Elle n'a pas levé la main sur lui mais les mots le prennent au corps, plus fort qu'une gifle. Cela fait pourtant des années que chaque soir elle l'agresse en lui faisant perdre le peu de confiance qu'il a en lui, mais il n'a toujours pas pris l'habitude, et ces paroles l'affectent même si il fait semblant du contraire. A la suite de son discours, le plus souvent il monte à l'étage, pleure un peu, et redescend pour un dîner glacial. De temps en temps il ose répondre. Elle se met alors à pleurer puis s'enferme dans sa chambre pour ne plus en sortir avant le lendemain. Il y a aussi les soirs ou elle ne répond à personne, ceux ou elle inspecte la maison et traque les coupables de trois miettes de pain sur le sol de la cuisine, ceux ou elle surveille son fils, la remarque blessante prête à sortir, et les pires, ceux ou elle hurle qu'il ne sert à rien.
Et même si Nicolas sait qu'elle est dépréssive et que ce qu'elle dit n'a pas la moindre valeur ni exactitude, quand on a 14 ans, ca aide pas. Pour finir, il se rend dans la cuisine sur les coups de 22h, mange pour oublier ce mépris maternel qui le ronge, mange pour oublier ses complexes et ses rondeurs, mange pour oublier qui lui reste 4 ans à vivre avec elle, et il finit par regretter tous ces éxcès, se dirige vers les toilettes ou il vomit à l'aide de ses doigts. Il a bien sûr éssayé de parler, mais ce n'est jamais qu'un petit problème aux yeux de ses amis, car c'est bien connu " tous les parents sont chiants". Il ne leur en veut pas de ne pas comprendre, alors le soir de ses 15 ans, allongé sur son lit, Nicolas constate avec désolation que personne ne peut rien pour lui.

# Posté le jeudi 12 avril 2007 14:08

Modifié le samedi 21 avril 2007 14:43

Happy end par margaux *

Happy end par margaux *
Le verdict est pour cet après-midi, et pourtant elle s'étonne de sa sereineté. Elle s'est levée comme chaque jour, a vérifié l'heure de son rendez-vous et est descendue pour prendre une douche. Son fiancé est déjà debout, et fait les cent pas dans le couloir. Elle le rassure puis l'embrasse, il semble très troublé du calme de son amie. Elle entre dans la salle de bain et se déshabille face au miroir. Elle se sait jolie, on le lui dit chaque jour, mais elle ne peut s'empêcher de chercher des défauts sur ce corps dont toutes les filles rêvent. Elle est tout simplement parfaite, mais elle ne dégage aucun mépris, aucune vanité. L'eau froide vient la sortir de sa réverie, elle se lave rapidement puis enfile la robe que son frère lui a acheté la semaine passée. Elle attendait une occasion pour la mettre et c'est presque le cas. Elle sort de la pièce, passe par la cuisine ou elle avale un bol de céréales, puis attrape son sac à main et sort de chez elle. Son fiancé la rattrape, lui demande de le laisser l'accompagner, mais elle lui dit vouloir y aller seule. Elle marche, connaissant l'itinéraire par coeur pour l'avoir parcouru des dizaines de fois, elle passe devant la fontaine où les enfants profitent des premiers rayons de soleil pour s'éclabousser en riant. Elle passe devant la mairie, pense à son mariage, prévu pour juillet, mais elle sait que selon la nouvelle qu'elle va apprendre aujourd'hui, cette union aura lieu ou pas. Elle dépasse son cabinet d'avocat, elle a pris sa journée pour l'occasion. Il fait vraiment chaud, et quand elle arrive enfin à l'hopîtal, de grosses goutent de sueur perlent sur son front. Elle pousse la lourde porte blanche et signale sa présence à la secrétaire. Elle choisit un magazine dans la salle d'attente, et prend l'air le plus décontracté possible. Le médecin prononce son nom, elle lui sourit et le suit, en sachant qu'il va aujourd'hui bouleverser sa vie ou la libérer d'un poids. Il n'y va pas par quatre chemins, et lui annonce directement ce qu'elle attendait. Des larmes coulent sur ses joues, elle sort de l'hopital et refait le trajet en sens inverse mais en courant le plus vite qu'elle peut. Elle claque la porte de chez elle, trouve son fiancé allongé sur son lit, et le lui dit, le sourire aux lèvres. Elle est guérie du cancer qui la rongeait depuis 5 ans, c'est officiel.

# Posté le samedi 14 avril 2007 07:00

7 eme étage par William W. *

7 eme étage par William W. *
Depuis combien de temps dominait t-il la ville du haut de cet immeuble, sans que personne en bas, dans cette rue pourtant bondée, ne remarque sa présence, ne lève les yeux vers cet homme sur le point de basculer? Depuis combien de temps attendait t-il que son corps tombe, happé par le vide?

Il était là, devant moi, les bras écartés, grande croix de chair, ange déchu s'apprêtant à prendre son envol, une dernière fois.. En face de moi se déroulait une scène de film, la musique en moins. Un plan simple, un homme, au bout du rouleau, décide d'en finir, du haut d'un gratte ciel. Mais ici, c'est un immeuble de 7 étages, c'est beaucoup moins prestigieux, tout aussi spectaculaire.
Il était là, devant moi, et je ne le connaissais pas. J'étais montée sur ce toit pour regarder la ville, les lumières, les gens qui passent, minuscules sous mes pieds. Me sentir dieu quelques instants à dominer le monde du haut de mes 20 ans. J'étais montée là, et je l'avais vu, les bras tendus, regardant sous lui, la tête penchée en avant. Je l'entendais sangloter. J'avais mal pour lui, concernée soudain par la douleur qu'il pouvait éprouver. Et même si je ne savais rien de lui, si son histoire m'étais inconnue, je n'avais qu'une envie, une envie derrière la peur qui me tétanisais: lui dire stop.
Il était là, devant moi, et il pleurait. Cet homme était perdu, dans sa tête, dans sa vie, dans notre monde où certains ne trouvent plus leur place. Alors il était monté là, comme moi, et debout sur le bord attendait de perdre l'équilibre. Il attendait. Patiemment. Sentir une dernière fois au fond de ses tripes ce sentiment de peur, un sentiment pouvant l'espace d'une chute remplacer le vide de ses entrailles. Ressentir la chute, celle qui vous prend, quand l'on se jette, quand l'on tombe. Celle qu'il aimait quand il sautait du plongeoir, du haut de ses 8ans. Mais ça c'était il y a bien longtemps. Il y a bien trop longtemps. Le film de sa vie c'était quoi? La goutte d'eau qui avait fait déborder son vase personnel à quoi ressemblait-elle? Le tunnel dans lequel il s'était enfermé, il n'en voyait pas la fin. Aucune sortie, aucun secours, aucun espoir. Une solution. Une solution simple, évidente.
Il était là, devant moi, et j'avais peur. J'avais peur pour lui. Attachée soudain à cet homme, mon âme agrippait de tout son être à sa détresse. Pas devant moi, pas ça, pas toi, et même si je ne te connais pas, tu mérites de vivre. J'en suis sure! Racontes moi tes malheurs, asseyons nous, parles moi et demain, tout ira mieux. Tout ira mieux, crois moi, quand tu auras mon épaule pour t'appuyer, quand tu auras une béquille sous ton bras. Je ne sais pas si je serais de taille, je ne sais pas si tu attends mon aide. Je ne sais qu'une chose.

"Monsieur!"

Il ne tombera pas… pas devant moi. Ce n'est pas un jour pour mourir.

# Posté le samedi 14 avril 2007 15:40

Modifié le mardi 24 avril 2007 13:45

Pas assez de toi par Lou

Pas assez de toi par Lou
Au commencement, il y avait « Elle ». Elle représentait tout à quoi j'aspirais devenir. Si belle, si gentille, si drôle si.... Mais la vie ne se fonde pas avec des si.

« Envie de faire tourner le gaz »

Cependant, elle m'a oubliée, sans doute avec toute son autre fantaisie. Un peu comme pour m'empêcher de jouer à « vis ma vie ». Cette belle boite en or dont le contenu m'était défendue...
Fantasque, volage, parfaite, isolante et drôle. Tu étais ma piquante et ma révoltante.
Mais tu étais déjà partie.

« Envie de me faire sauter les plombs »

« Il » est apparu.
Assez froid, assez glauque et pourtant...attachant à sa manière. Pas suffisant pour me faire oublier « Elle ». Bien sur nous nous cachions tous derrière un écran. S'était tellement plus simple, elle s'en était bien accommodée, et moi cela faisait 1 an, que cet écran était mon quotidien. Une drogue voluptueuse et silencieuse à la fois, oui volup-TUEUSE, c'est exactement le terme à employer.

« Envie de n'importe quoi »

Cependant, tu me redonnais confiance, toujours empli d'un humour un peu froid mais tellement propre au toi-même qui commençait à se dessiner dans mon esprit.. Je gardais toujours une forme de respect pour ce « toi-même ».

1 an....

« Envie de crever ton chat »

2 ans

« Envie de sang sur les murs »


En ce jour fatidique je pensais que nous allions parler de tout et de rien, comme à notre habitude...mais ce soir là rien n'était plus pareil, car au moment ou j'ai appris, mon c½ur a fait un bon dans ma poitrine :

« Il » était « Elle »

« Tu voulais m'expliquer comme ça »

Mais :

« Je peux très bien me pas assez de toi »


Musique : Mano negra : pas assez de toi

# Posté le mardi 17 avril 2007 13:50

Modifié le mercredi 18 avril 2007 14:32