Présentation, premier et j'éspère pas dernier jour de ce blog

Présentation, premier et j'éspère pas dernier jour de ce blog
Voilà un blog bien étrange dites moi ...
Il paraît qu'il faut se trouver une raison de vivre, aussi après réfléxion je me suis apercue que je n'étais bonne qu'à écrire et j'ose éspérer ne pas être la seule.
Ce blog peut s'arréter n'importe quand, si il ne trouve pas de plume compréhensive qui écrive en en cherchant pas la moindre notoriété mais pour le simple plaisir de faire partager ses petits écrits qui valent sûrement plus qu'on ne croit.
Comme précisé plus haut, si ca marche tant mieux, sinon je le suprimerai tant pis !
Je suis ouverte à toute proposition, aussi étrange soit-elle ...
Merci

# Posté le lundi 09 avril 2007 09:11

Et le temps passe d'hier en demain ... par Margaux*

Et le temps passe d'hier en demain ...  par Margaux*
J'ai aimé courir sur cette plage sans fin, ralentie par le vent de face et fatiguée de m'enfoncer dans le sable un peu plus à chaque pas, inventer des histoires invraisemblables et extravagantes et les mettre en scène avec mes poupées pour seules actrices, Sauter dans cette piscine minusculement profonde et au plastique barbouilé de décorations bien trop colorées, Manger au flunch et être plus que persuadée qu'il n'y a pas meilleur endroit au monde, être fière de me promener en donnant la main à ma mère, passer des après midi à la bibliothèque, ne comprenant pas qu'on puisse ne pas avoir le temps. J'ai vu les autres grandir, délaisser leurs habitudes enfantines sans scrupules, et je me suis intimement promis de ne jamais les imiter. Je me suis promis de vieillir sans perdre mon regard d'enfant sur le monde, sans jamais perdre de vue le peu de choses qui me rendaient si heureuse. Et pourtant, je le réalise seulement aujourd'hui, je ne cours plus sur la plage, je m'y rends d'ailleurs de moins en moins, je me tient à la sombre réalité et il ne me vient même plus à l'esprit de sortir mes vieilles amies les poupées de leur placard, La piscine est devenue pédiluve et si mes cousins m'y appellent pour jouer je me dérobe sous des excuses de "grand", J'apprécie plus un vrai restaurant que le traditionnel jambon-purée de cet endroit bruyant et mal organisé qu'est le flunch, Je ne fais plus route avec ma mère mais avec mes amies, et quand il m'arrive encore d'aller en ville avec elle je me cache à la vue de la moindre connaisance, Il y a bien longtemps que j'occupe mes mercredis après midi ailleurs qu'à la bibliothèque ....
C'est non sans désolation que je constate qu'on ne peut rien contre ça.
J'ai grandi
.

# Posté le lundi 09 avril 2007 09:35

Modifié le lundi 09 avril 2007 15:53

Laura par Joss*

Laura par Joss*
Laura se leva, ouvrant timidement ses beaux yeux verts. Elle regarda furtivement l'horloge en forme d'oreiller de sa chambre, 10:45, la nuit avait été bonne. Elle traîna des pieds jusqu'a la cuisine pour se préparer un bon chocolat chaud. Savourant sa boisson lentement et écoutant le chant des oiseaux, Laura souriait. Son sourire rayonnait de bonheur et rien qu'a en voir sa détentrice, on ne pouvait que sourire à son tour. Elle rayonnait. Elle s'habilla en vitesse et sorta de son appartement. Elle descendit les marches quatre à quatre comme un enfant. Devant les boites aux lettres, au rez-de-chaussée, elle rencontra Mme Kramer.
Mme Kramer était l'une de ses voisines. Elles parlèrent pendant une bonne dizaine de minutes pendant lesquelles Mme Kramer lui annonça qu'elle allait se faire opérer de la hanche. Laura lui avait promis de lui apporter des fleurs. Une fois son courriers en main et après avoir souhaiter une bonne journée à sa voisine, Laura remonta les marches aussi rapidement qu'elle les avait descendu et entra à nouveau dans son nid douillet.
Elle alla s'asseoir au balcon et ouvrit la première lettre. Elle s'en désintéressa rapidement, et passa a la deuxième. Elle déchira littéralement l'enveloppe, et lu la lettre avidement. Son fiancé Tom, rentrait de son stage après-demain et il avait eu une petite prime. Il avait hâte de la revoir et l'embrassait tendrement. Elle aussi avait hâte de le revoir. Elle remua ses jambes et ses bras dans tous les sens en tirant la langue. Elle avait tout pour être comblé, elle était belle intelligente, elle allait se marier, elle avait de merveilleux amis, l'argent ne manquait pas et elle venait de s'installer avec Tom dans son superbe appartement. Elle se leva et regarde la dernière enveloppe, l'ouvrit et lu la lettre. Au fur et à mesure qu'elle lisait la lettre, des larmes jaillirent de ses yeux et son sourire devient radieux, le plus beau sourire qu'il pu exister sur cette terre. Etreinte par l'émotion, elle recula de quelques pas. Hélas, la pluie d'hier avait laisser une petit flaque juste à coté de la balustrade... elle glissa.

Le lendemain, à la première page du journal local, on pu lire :
La mort vient de prendre une future maman de 22 ans, tombant du 6ème étage.

La vie est injuste

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:55

Modifié le mardi 24 avril 2007 11:53

Regrettable accident par Margaux *

Regrettable accident par Margaux *
Le directeur prend l'air le plus serein possible et s'efforce de dire aux nombreux parents d'élèves qui s'ammassent devant l'ambulance que c'était un accident, un regrettable accident.

La vie n'a pas fait de cadeaux à Alphonse : sa mère voulait l'appeler théophile, son père préférait hippolyte, ils on trouvé un terrain d'entente : Alphonse. Il était petit, timide, et ne portait que les vieux vétements de ses frères aînés, sa famille étant plus que modeste mais nombreuse. Alphonse n'avait rien demandé à personne, il ne voulait même pas s'intégrer, il avait les livres pour vivre et voulait juste qu'on le laisse bouquiner en paix. Pourtant dès son entrée au primaire les choses se sont plus que gâtées. Il s'est formé une "bande" dont il ne faisait évidemment pas partie, et qui était bien décidée à lui mener la vie dure. Il était moqué chaque jour, devant les institutrices passives. Ses parents ne posaient aucune questions quand aux bleus de plus en plus nombreux sur son corps. Plusieurs fois il dût rembourser des livres à la bibliothèque, lamentablement déchirés pour le plaisir de ses petits camarades. Un beau matin arriva une nouvelle au collège. Cassandre était blonde comme les blés, et ses grands yeux noisette ne laissaient personne indifférent. Mais elle fit bien comprendre qu'aucun garçon ne l'intéressait. Alphonse en tomba éperduemment amoureux. Elle seule lui adressait la parole, lui disait bonjour. C'était peu mais ca représentait beaucoup. Malheureusement son père était marin et Cassandre du déménager et quitter l'école à peine un an après y être rentrée. Le lendemain, Alphonse se rendit à l'école le coeur sérré. La petite bande qui le terrorisait l'attendait à l'endroit où il posait son sac chaque matin. Ils le bousculèrent un peu, les traitèrent de tous les noms d'oiseaux et le plus grand d'entre eux finit par clamer " Alors elle est partie ta fiancée ? Tu dois être bien triste d'avoir perdu la seule persone assez folle pour te parler !" Sur ce il lui envoya une lourde claque dans le dos et Alphonse s'effondra. C'en était trop. Il se releva précipitemment, mis les mains sur ses oreilles pour ne plus entendre leurs horreurs mais seulement son coeur qui battait la chamade. Fuir, loin, très loin, la était sa seule issue. Il ferma les yeux et couru, droit devant lui, sans s'arréter. Un petit malin lui ouvrit le portail et il se jeta sans même le savoir sous les roues de la voiture d'une voisine. Elle ne pouvait pas l'éviter et il se tua sur le coup.

L'enquête fut classée, On considéra Alphonse comme un petit un peu dérangé et très solitaire qui avait fait une crise d'angoisse.

# Posté le mardi 10 avril 2007 04:03

Elle par Marion *

Elle par Marion *

Elle était tombée, en plein milieu de la nuit, écorchée
Elle rassemblait toutes ses forces pour se relever
Elle essayait encore et encore mais elle ne put
Pourtant ce n'était pas sa première cuite, mais elle avait trop bu
Elle ne pensait à rien et à ce moment tout ce qu'elle ressentit
N'était qu'autre que l'odeur de son vomi
Par terre elle s'effondrait
A terre elle rampait
Elle rampait pour s'éloigner de sa vie de merde, elle avait honte elle voulait juste se cacher
Mais à ce moment là une lumière l'aveugla
Elle n'eut pas le temps de réagir, son cerveau était las
Et sans qu'elle ne puisse bouger, en un instant
Elle sentit quelques membres craquer, elle ne songer plus au présent
Sa vision devint plus flou et elle sombra.
Lorsque quelques jours plus tard elle sortit du coma
Sa famille était près d'elle, mais l'atmosphère était tendue ..
Ses proches paraissaient anxieux, peu sûr d'eux, comme si ils allaient se mettre à nu ...

Elle, elle n'aura pas de grave séquelles de cet accident, mais la conductrice de la voiture elle n'a pas survécu ...
Elle était institutrice et mère de jumeaux, elle attendait son 3ème enfant depuis 7 mois déjà. Elle était aimée de tous, il lui a fallut 30 secondes pour que tout s'arrête, laissant derrière elle un mari, des enfants, une famille et des amis inconsolables.


Moralité : Quand on a bu le mieux c'est encore de marcher sur le trottoir ...

# Posté le mardi 10 avril 2007 18:07

Modifié le mercredi 11 avril 2007 05:13